The Salvation: Waiting for a Script // CANNES

Paint Bookend A
Salvation Riders
The Salvation: Waiting for a Script // CANNES
Suzanne Shojaei
Translated by Ethan Kelley
 
When you see a western, you generally expect a little bit of innovation given the age of the genre. When you go and see The Salvation, Kristian Levring’s film, presented Hors Competition (Outside of Competition) at Cannes, you’ll have to expect little: little to add to the western genre and few interesting elements in the storyline. There’s no shame in following the conventions of a western, but taking risks might have accomplished something new.
 
The opening scene is enigmatic: two murders and a taciturn man (Mads Mikkelson).  Unfortunately what follows adheres directly to the classics of the genre.  There’s the small town under the boot of a band of powerful men, and bad guys must be eliminated. The issue is not adherence to these conventions – it’s simply the lack of an attempt at any sort of innovation. Conventional characters are developed in front of classic backdrops.  They kill with an Olympic calm, brush aside outward displays of emotion, and banalize death, in the hot, dry, and dusty canonical western universe. Two atypical characters add a bit to the story: the female character, a “princess,” (Eva Green) whose tongue has been cut off, has only her eyes to give the proverbial finger to the men who control her and the multi-facetted mayor of town. These two characters are not developed enough, even though more complex and interesting storylines could have been found in them.
 
Salvation Green
 
Salvation Boy
 
Only the aesthetics of the film distinguish it.  Through the whole film, the viewer notes the contrast between night shots and day shots, between somber grey-blue landscapes and bursts of vibrantly-colored light that makes us squint. Long tracking shots give the characters an animal energy; the audience gets the impression of moving like a cat along the landscapes. It’s a remarkable aesthetic which, unfortunately, proves helpless against the lack of originality in the script.
 
Paint Black Band
 
Salvation Kiss
The Salvation: En Attendant un scénario // CANNES
Suzanne Shojaei
 
Quand on va voir un western, on s’attend généralement à un peu d’innovation compte tenu de l’ancienneté du genre. Quand on va voir The Salvation, le film de Kristian Levring présenté hors compétition au Festival de Cannes, il faut s’attendre à peu de choses ; peu de nouveautés qui feraient évoluer le western, et peu d’éléments fascinants dans le synopsis.
Pas de honte à avoir dans le fait de suivre les règles d’un genre comme le western, mais il aurait été bon de prendre des risques pour proposer du nouveau.
 
Le film commence avec une scène pourtant énigmatique : deux meurtres et un homme qui parle peu (Mads Mikkelson). Mais la suite revient directement aux classiques du western. Il y a la petite ville qui vit sous le joug d’une bande d’hommes puissants, et il faut évidemment éliminer les méchants. Le souci n’est pas de suivre des règles ; c’est de ne pas tenter une quelconque innovation. Les personnages sont des classiques, évoluant dans un décor classique. Ils tuent avec un calme olympien, balaient l’épanchement malgré la douleur, banalisent la mort, dans un univers chaud, aride et poussiéreux… Le spectateur féru de westerns ne peut pas se sentir perdu. Deux personnages atypiques ajoutent un plus au scénario : le personnage féminin, une « Princesse » (Eva Green), à qui on a coupé la langue et qui n’a plus que ses yeux pour faire un bras d’honneur aux hommes qui la maintiennent sous leur autorité et le maire de la ville, un être à multiples facettes. Ces deux originalités ne sont pas assez exploitées, alors que tant de scénarios plus complexes et sûrement plus intéressants auraient pu être trouvés à partir de ces deux figures.
 
Salvation Mikkelson
 
Salvation Grave
 
L’esthétique seule est une particularité du film qui pourrait le distinguer. Jusqu’au bout on note l’alternance contrastée entre les plans de nuit et les plans de jour, entre un paysage sombre avec des couleurs gris-bleues, et un éclat de lumière et de couleurs vives à en faire plisser les yeux. Les longs travellings rendent l’énergie des personnages animale ; le spectateur se déplace comme un félin sur les lieux de l’intrigue. C’est une esthétique remarquable mais qui est pourtant, dans ce cas, un effet de style inutile contre le manque d’originalité du scénario.
 
Paint Bookend A

Paint Bookend B

Advertisements

One thought on “The Salvation: Waiting for a Script // CANNES

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s